Les réponses à vos questions

Vous trouverez ci-dessous les réponses de TotalEnergies aux principales questions posées.

1 - Sur l'éolien en général

Pourquoi développer l’éolien ?

En France, l'électricité produite par des énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire, méthanisation...) complète la production d’électricité des centrales nucléaires et des centrales à combustibles fossiles. Toutes ces énergies composent le bouquet énergétique français. La part des énergies renouvelables devra doubler dans ce bouquet pour atteindre 40 % de la consommation d'électricité d'ici 2030 (objectif de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte). L’énergie éolienne est précieuse, notamment en hiver, quand les besoins électriques pour le chauffage sont importants. À cette saison, les vents sont fréquents et permettent de produire de l’électricité au moment où les foyers en ont le plus besoin. Le surplus de production électrique peut aussi être exporté vers des pays voisins.

Comment fonctionne une éolienne ?

Les éoliennes fonctionnent à des vitesses de vent généralement comprises entre 10 et 90 km/h. Un système permet d’orienter la nacelle afin que le rotor soit toujours face au vent. Les pales de l'éolienne captent la force du vent et font tourner un axe (le rotor) de 10 à 25 tours par minute. L'énergie mécanique ainsi créée est transformée en énergie électrique par un générateur situé à l'intérieur de l'éolienne, dans la nacelle. Cette électricité est ensuite convertie pour être injectée dans le réseau électrique par des câbles souterrains.

total quadran projet éolien de marcelys mazars concertation

Pourquoi une éolienne ne tourne pas tout le temps ?

Un vent inférieur à 10 km/h est insuffisant pour faire démarrer et tourner une éolienne. À l’inverse, un vent trop fort entraîne l’arrêt de l’éolienne, de manière à éviter tout risque de casse des équipements et minimiser leur usure. Ces arrêts pour cause de vents forts sont peu fréquents en France métropolitaine et sont souvent automatisés : ils ne dépassent pas 10 jours par an.

Quasiment toutes les éoliennes sont installées sur des sites caractérisés par des vitesses de vent en moyenne supérieures à 20 km/h. Les nouvelles éoliennes plus performantes, dites « toilées », peuvent être installées sur des sites avec des vitesses plus faibles. Les améliorations technologiques actuelles et à venir vont permettre de valoriser une plus grande part de la ressource en vent de la France.

 

Une éolienne peut être mise volontairement à l’arrêt pendant de courtes périodes pour réaliser des opérations de maintenance. Cette indisponibilité ne représente que 1,5 % du temps, soit environ 5 jours par an.

Pourquoi les éoliennes sont-elles équipées d'un balisage lumineux ?

Le balisage lumineux nocturne est imposé par les services de l’aviation, aussi bien civils que militaires. Les règles applicables en la matière sont définies par l’arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne, que vous retrouverez en cliquant ici.

Elles ne s’appliquent ainsi pas qu’aux éoliennes mais à toutes les structures de grande hauteur, généralement au-delà de 45 mètres. La filière éolienne française milite depuis déjà plusieurs années pour une adaptation des modalités d’application de ce balisage : il existe par exemple aujourd’hui des systèmes permettant de n’activer le balisage de nuit que lorsqu’un avion passe à proximité du site (on parle de balisage circonstanciel), ce qui permet naturellement d’atténuer fortement l’impact visuel occasionné. Ce système est déjà en vigueur dans certaines régions allemandes, mais la réglementation ne le permet pas pour le moment en France. La filière éolienne française travaille activement sur ce sujet avec le Ministère des Armées et des expérimentations sont actuellement en cours.

2- Sur la production

Quelle quantité d'électricité fournit une éolienne ?

Cela dépend des modèles utilisés. Plus les pales sont hautes et le diamètre large, plus l’éolienne produit. Aujourd’hui, les modèles installés en France fournissent de 2 à 4 MWh par éolienne. En moyenne, la production continue par an est de 9 200 MWh par éolienne, ce qui correspond à la consommation de plus de 1500 foyers.

Quelle est la consommation énergétique d’une éolienne pour son propre fonctionnement ?

12,7g de CO²/kWh représente la moyenne d’émission de gaz à effet de serre du parc éolien français sur l’ensemble de son cycle de vie. En comparaison, le charbon émet 1001g CO²/ kWh. En 12 mois, une éolienne produit la quantité d’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication et son installation, c’est ce qu’on appelle le temps de retour énergétique.

Où va l'électricité produite ?

L'électricité produite est injectée sur le réseau électrique, au niveau du point de raccordement. Il s'agit du poste de distribution qui permettra d'élever la tension et transporter l'électricité via les lignes hautes tension. L'électricité choisira le chemin le plus court entre l'endroit où elle est injectée sur le réseau et l'endroit où elle est utilisée. Ainsi l'électricité consommée sur le territoire est celle produite localement.

projet éolien de marcelys

Quelle est l’emprise au sol d’une éolienne ?

L’emprise au sol d’une éolienne varie selon le gabarit et de la qualité des sols pour les fondations. Les fondations ont en moyenne un diamètre de 20 mètres et la surface d’emprise d’une éolienne se situe entre 1 000 et 2 000 m².

Comment les Français et les riverains de parcs éoliens perçoivent-ils l’énergie éolienne ?

Découvrez l'étude de Harris Interactive sur le site internet du projet en cliquant ici.

Quel est le nombre de foyer qui pourront bénéficier de la production électrique de ces éoliennes ?

Ce calcul se réalise à partir des données sur la puissance, la production et le nombre d’éoliennes du parc.

Pour ce projet, nous supposons une production avec une production estimée de 2000h (chiffres à confirmer et dépendant du gabarit d’éoliennes retenues), ainsi avec 5 éoliennes d’une puissance unitaire de 4 MW, et une consommation par foyer à 3 200 KWh/an :

  • 4MW x 2000 x 5 = 40 000 000 kwh/an
  • 40 000 000 / 3 200 = 11 185 foyers

Le projet éolien pourrait alimenter en moyenne 11 185 foyers. Ce chiffre varie en fonction de la production sur une année donnée.

Sources : consommation électrique, hors chauffage par habitant dans le département 71 à 1.49MWh/habitant/an source : Enedis 2020 et source Insee 2020 : 2.4 personnes par foyer dans le 71

Où sont fabriqués les composants des éoliennes ? Quel est le coût de fabrication ?

A ce jour, une bonne partie des fabricants mondiaux d’éoliennes terrestres sont européens. Pour ne citer que les plus connus, Vestas est une entreprise Danoise, Siemens Gamesa une fusion d’entreprises allemandes et espagnoles ou encore Enercon qui est la fusion d’une entreprise allemande et d’une néerlandaise.

L’américain General Electric a également ouvert deux usines de fabrication des composants pour ses éoliennes en mer à Saint-Nazaire et Cherbourg.    

A ce jour TotalEnergies n’est pas un fabricant d’éoliennes, mais en achète notamment aux constructeurs cités précédemment (à la suite d’une mise en concurrence qui permet d’acter le choix final). Une éolienne terrestre coûte aujourd’hui sur le marché entre 2 et 4 millions d’euros selon son type et sa puissance.

Combien d’éoliennes pour remplacer un réacteur nucléaire ? 

Selon la production des centrales et la technologie éolienne utilisée, il faut environ 700 éoliennes pour produire autant d’électricité qu’un réacteur nucléaire. Cependant, il est utile de rappeler que la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adopté par le Parlement le 22 juillet 2015 stipule que la part des Énergies Renouvelables (EnR) devra couvrir 32 % de la consommation énergétique en France en 2030 : 40 % de la production d'électricité, 38 % de la consommation finale de chaleur, 15 % de la consommation finale de carburant et 10 % de la consommation de gaz. Ainsi, l’objet du développement éolien n’est pas de remplacer toutes les centrales nucléaires mais de participer à l’atteinte des objectifs réglementaires en diversifiant le mix énergétique.

3- Sur le démantèlement

Une éolienne se recycle-t-elle ?

Aujourd’hui, entre 90 et 95% d’une éolienne se recyclent. Les parties métalliques, comme le mât, ont une valeur marchande non négligeable. Le béton armé peut aussi être facilement valorisé dans le secteur de la construction. Seules les pales des éoliennes sont plus difficiles à recycler. Elles peuvent tout de même être broyées et valorisées comme combustibles ou être utilisées dans la fabrication de mobilier urbain notamment (parc de jeux pour enfants, bancs …). Le démantèlement des plus anciens parcs éoliens vient juste de commencer, la filière du recyclage des éoliennes est en cours de développement et devrait monter en puissance dans les prochaines années afin d’être en mesure d’envisager du 100% recyclable.

De plus, selon l’arrêté du 22 juin 2020 modifiant les prescriptions relatives aux installations éoliennes, les déchets de démolition et de démantèlement sont réutilisés, recyclés, valorisés ou à défaut éliminés dans des filières dûment autorisées :

  • A partir du 1er juillet 2022 :
    • au minimum 90 % de la masse totale des éoliennes doivent être réutilisés ou recyclés (incluant les fondations)
    • au minimum 35 % de la masse des rotors doivent être réutilisés ou recyclés.
  • A partir du 1er janvier 2024, les seuils passent à 95 % et 45 %.

A partir du 1er janvier 2025, le seuil pour le rotor passe à 55 %.

 

Quelle est la durée de vie d’une éolienne ?

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), la durée de vie moyenne d’une éolienne est estimée à 20 ans. Néanmoins, elle peut aller jusqu’à 25 à 30 ans selon les constructeurs. Par ailleurs, les parcs peuvent avoir une durée de vie bien plus longue grâce au « repowering » (implantation de machines neuves plus performantes, pour remplacer les plus anciennes).

Quelle épaisseur de béton est enlevée lors du démantèlement d’une éolienne ?

Suite à l’arrêté du 20 juin 2020, l’excavation complète du socle en béton sur des terrains cultivés et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres situées à proximité est obligatoire.

Les chemins et les plateformes sont-ils eux aussi démantelés ? 

La loi impose la remise en état qui consiste en le décaissement des aires de grutage et des chemins d’accès sur une profondeur de 40 centimètres et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres à proximité de l’installation, sauf si le propriétaire du terrain sur lequel est assise l’installation souhaite leur maintien en l’état.

Quel est le cadre de la filière de recyclage pour le démantèlement ? Qui finance le démantèlement ?

Aujourd’hui, près de 90% de la masse d’une éolienne se recycle. Les parties métalliques, comme le mât, ont une valeur marchande non-négligeable. Le béton armé peut aussi être facilement valorisé dans le secteur de la construction. Les pales sont plus difficiles à recycler, mais peuvent être broyées et valorisées comme combustibles ou être utilisées dans la fabrication de mobilier urbain notamment (parc de jeux pour enfants, bancs …). 

La réglementation prévoit des objectifs minimaux de recyclage des composants des éoliennes, qui augmenteront avec le temps. Par ces mesures, l’Etat garantit l’exemplarité de la filière éolienne, en alliant transition énergétique et protection de l’environnement. 

Ainsi, au 1er janvier 2022, au minimum 90 % de la masse totale des aérogénérateurs démantelés, fondations incluses (lorsqu’elles sont excavées en totalité) ou 85% lorsque l'excavation des fondations a fait l'objet d'une dérogation doivent être réutilisés ou recyclés. Ce seuil passera à un minimum de 95% de recyclage dès le 1er janvier 2024.  Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, au minimum, 35 % de la masse des rotors devra être réutilisée ou recyclée. Le seuil augmentera progressivement pour atteindre les 45% en 2023 et 55% à horizon 2025. 

De plus, conformément à l’article R.515-106 du Code de l’environnement et à l’arrêté du 26 août 2011 dans sa version modifiée du 22 juin 2020 précisant les modalités s’appliquant aux parcs éoliens, les opérations de démantèlement et de remise en état du site sont aujourd’hui parfaitement connues et cadrées par la loi. Celles-ci sont à la charge de l’exploitant du parc éolien. En aucun cas, le démantèlement ne peut être à la charge du propriétaire du terrain, de l’exploitant agricole de la parcelle ou de la commune

Lors de la construction d’un parc, la loi oblige l’exploitant à provisionner le montant du futur démantèlement. Cette provision est consignée à la Caisse des dépôts, au moment de la construction du parc. Le coût du démantèlement est régulièrement réévalué en fonction du contexte économique français. Ainsi, l’arrêté du 10 décembre 2021 prévoit un rehaussement du montant de la garantie financière initiale d'une installation.  

Jusqu’ici les montant prévoyaient une provision de 50 000 euros par éolienne d’une puissance inférieure ou égale à 2MW et l’ajout de 10 000 euros supplémentaires par mégawatt de puissance additionnelle. Le montant a été réhaussé à 25 000 euros par MW supplémentaire pour toute machine d’une puissance supérieure à 2 MW. 

TotalEnergies a déjà effectué des démantèlements et repowering sur plusieurs de ses parcs depuis 2010, et est donc tout à fait à même d’assurer techniquement et financièrement cette phase des projets.

Finalement, parmi les différentes règles édictées, les textes de loi imposent, depuis le 1er juillet 2020, l’excavation de la totalité des fondations dans le cas d’éoliennes installées sur des terrains à vocation agricole. Ainsi, l’éolien est aujourd’hui une technologie parfaitement réversible, contrairement à d’autres moyens de production, il est tout à fait possible de démonter les installations et de rendre au terrain sa vocation originelle dès la fin d’exploitation du parc.

TotalEnergies est d’ailleurs un précurseur dans la matière et s’est engagé avant juillet 2020 à démanteler l’intégralité des fondations pour ses projets éoliens.

Les opérations de démantèlement d’un parc éolien prévoient : 

  • L’enlèvement des installations de production (machines) ; 
  • Le retrait des installations électriques ; 
  • L'excavation complète des fondations jusqu’à la base de leur semelle, à l’exception des éventuels pieux ; 
  • La remise en état du site, c’est-à-dire le décaissement des aires de grutage et des chemins d'accès ; 
  • La réutilisation, le recyclage, la valorisation et l’élimination des déchets de démolition et de démantèlement via les filières dûment autorisées à cet effet. 

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042056014&dateTexte=&categorieLien=id

4- Sur les nuisances potentielles

Est-ce que les éoliennes font du bruit ?

Les éoliennes émettent un bruit de fond, principalement des basses fréquences entre 20 Hz et 100 Hz. Ce bruit est dû à des vibrations mécaniques entre les composants de l’éolienne et au souffle du vent dans les pales. À 500 mètres de distance (distance minimale entre une éolienne et une habitation), il est généralement inférieur à 35 décibels : c’est moins qu’une conversation à voix basse. Les éoliennes font également l’objet de perfectionnements techniques constants : engrenages de précision silencieux, montage des arbres de transmission sur amortisseurs, capitonnage de la nacelle...Depuis peu, un nouveau système en forme de peigne est installé au bout des pales pour réduire le bruit des éoliennes. Appelé « système de serration », il atténue les turbulences du vent à l'arrière des éoliennes, ce qui réduit le bruit aérodynamique. Les études acoustiques devront permettre de s’assurer précisément que le parc respectera la réglementation en vigueur, notamment au niveau des habitations les plus proches qui se situeraient ici à environ 650m.

Comment réduire l’impact acoustique des éoliennes ?

Afin de réduire les nuisances sonores, il est possible d’apporter des améliorations technologiques aux éoliennes, comme l’inclinaison des pales à travers un design optimisé ou l’ajout de serrations (peignes) en bout de pales.  

projet marcelys

Quelles sont les mesures de protection de l’environnement local ? Prenez-vous en considération les impacts des ondes, les nuisances visuelles et sonores, le massacre du paysage ainsi que la destruction des sols et des nappes phréatiques du projet sur le territoire local ?

Dans le cadre du développement d’un projet éolien, des études d’impacts doivent être réalisées. Elles regroupent l’ensemble des études menées lors du développement du projet : étude acoustique, écologique, paysagère, patrimoniale, étude de dangers.

Les études d’impact sont des études qui visent à apprécier toutes les conséquences d’un projet, aussi bien positives que négatives, afin de tenter d’en éviter, réduire ou compenser les impacts. Pour le projet éolien de Marcelys, toutes les études seront terminées d’ici mars 2022.

Les sujets analysés et traités dans les études d’impact sont définis par la réglementation des ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) dont relèvent les éoliennes. En effet, conformément à l’article R.511-9 du Code de l’Environnement, modifié par le décret n°2011-984 du 23 août 2011, les parcs éoliens sont aujourd’hui soumis à la rubrique 2980 de la nomenclature des installations classées.

L’ensemble des études d’impact (sonores, ondes, nuisances visuelles, sols et nappes phréatiques, dangers, écologiques, paysages, patrimoniaux, etc) sont regroupées dans le dossier final qui sera déposé en Préfecture en 2022, en vue d’obtenir l’autorisation de construire. Ce dossier est appelé DAE, Demande d’Autorisation Environnementale.

La Préfecture pilotera ensuite l’instruction du dossier et s’appuiera pour cela sur l’ensemble des services compétents pour évaluer les études réalisées, et notamment la DREAL, la DDT ou l’ARS. Ces services imposent une méthodologie très règlementée pour la réalisation de l’ensemble des études. Si besoin, il peut être demandé au porteur de projet d’apporter des compléments d’information sur tel ou tel sujet, voire d’adapter certaines parties du projet, s’il est considéré que certains enjeux sont insuffisamment pris en compte.

Le résumé non technique (RNT) de la DEA, sera disponible en mairie lors de l’enquête publique.

Que se passe-t-il en cas de vents violents ?

Une éolienne fonctionne avec des vents compris entre 10 et 90 km/h. Avec les nouvelles générations d’éoliennes, nous pouvons aller chercher des vents de plus faible intensité, ce qui permet d’envisager une production électrique importante sur des territoires variés. Les risques d’arrêt sont donc réduits. En parallèle, les éoliennes sont prévues pour résister à des forces de vents très élevées. En cas de tempête, la procédure de mise en drapeau se met en place et a pour objectif d’arrêter la rotation du rotor, et de placer l’éolienne de manière à éviter la prise au vent. Les éoliennes installées en France sont en capacité de supporter une tempête avec des vents allant jusqu’à 250km/h.

Les éoliennes peuvent-elles brouiller les ondes de la télévision ?

Oui mais cela est surtout arrivé lors de la construction des premières éoliennes, car le mouvement des pales peut réfléchir et brouiller certains signaux. Cependant, les parcs éoliens tiennent maintenant beaucoup mieux compte de la localisation des pylônes de télécommunication ce qui permet de réduire les problèmes de transmission. Dans tous les cas, le développeur est tenu de résoudre les problèmes éventuels de transmissions qui pourraient survenir.

Le prix de l’immobilier peut-il baisser ?

La valeur de l’immobilier dépend de nombreux critères : activité économique de la zone considérée, opportunités en termes d’emploi local, services publics disponibles à proximité, état global du marché du logement, valeur du bien immobilier et évolution de cette valeur, localisation de la maison dans la commune, etc. Les variations du coût de l’immobilier sont liées, en premier lieu, aux prix du marché et aux services fournis par un territoire (transports, écoles, déchets, etc.). Ainsi, l’implantation d’un parc éolien n’a pas d’impact sur la valorisation objective d’un bien. En revanche, il peut jouer sur des éléments subjectifs qui varient d’une personne à l’autre (certains apprécient les éoliennes, d’autres non). À date, aucune étude ne montre cependant qu’il existe un lien entre la construction d’un parc éolien et une variation de la valeur d’un bien immobilier. 

Par ailleurs, certaines retombées liées à l’implantation d’un parc éolien assurent un dynamisme à la commune, entraînant une valorisation indirecte de l’immobilier via l’amélioration des équipements et des services communaux. Par exemple, à Saint-Georges-sur-Arnon (36) et Autremencourt (02), la taxe d’habitation a été supprimée et le nombre de permis de construire a augmenté depuis l’implantation d’un parc éolien.

Deux chiffres clés

  • 80 % des riverains de parcs éoliens en ont une image positive (Harris Interactive 2018)
  • 73 % des citoyens français indiquent avoir une image positive de l’éolien (Harris Interactive 2018)

Source : http://www.oise.gouv.fr/content/download/11560/73937/file/Annexe_25.pdf

Les éoliennes ont-elles un impact sur les animaux d'élevage ?

Le retour d’expérience de plus de 20 ans de parcs en fonctionnement dans le monde entier montre que les éoliennes ne semblent pas avoir d’impact sur les élevages. De manière générale, aucun impact sur les animaux n’a été constaté : les vaches ne produisent pas moins de lait et la qualité de la viande n’est pas remise en question. S’il existe effectivement quelques cas isolés d’éleveurs ayant porté plainte contre un projet éolien qui serait prétendument à l’origine d’une baisse de la production laitière de leurs animaux, les experts intervenus sur le sujet (vétérinaires, géobiologues, ingénieurs...) ont conclu qu’aucune corrélation entre la présence d’éoliennes et l’apparition de ces phénomènes ne peut être établie. Les rares cas évoqués sont principalement liés à des problèmes sanitaires au sein de l’exploitation ou à des problèmes de mise à la terre. 

Quel est l’impact de l’éolien sur la santé humaine ?

La règlementation française figure parmi les plus protectrices en ce qui concerne les effets sanitaires des éoliennes et permet d’assurer un niveau élevé de protection des riverains et de l’environnement tout au long de l’exploitation de l’installation. Dans son rapport de mai 2017, l’Académie de Médecine reconnaît que « les nuisances sonores semblent relativement modérées aux distances « réglementaires », et concernées surtout les éoliennes d’anciennes générations ». La question des infrasons revient également régulièrement lorsqu’on parle de projet éolien et d’impact potentiel sur la santé. Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les infrasons ne représentent pas un risque dans le cas de parc éolien. L’ANSES n’identifie pas de lien entre les infrasons émis et le mal-être de certains habitants après l’implantation d’un parc (certaines plaintes ayant notamment été formulées quand les éoliennes ne tournaient pas donc sans aucune émission).

Source : http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2017/05/Rapport-sur-les-%C3%A9oliennes-M-Tran-ba-huy-version-3-mai-2017.pdf

Quel est l’impact d’un parc éolien sur les oiseaux ? 

Les chauves souris et les oiseaux sont les animaux les plus sensibles à l’implantation d’un parc éolien. Les développeurs éoliens œuvrent conjointement à la Ligue de Protection des oiseaux (LPO) et l’ADEME (l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) depuis 10 ans pour l’évaluation des impacts de l’éolien sur la faune aviaire. Le taux de mortalité des oiseaux varie en fonction de la configuration du parc éolien et se situe entre 0 et 60 individus par an et par éolienne. Cette mortalité peut être considérée comme faible si on la compare à celle des lignes électriques (40 à 1230 oiseaux par kilomètre de ligne) ou bien même aux routes (30 à 100 oiseaux par kilomètre de route). 

La mortalité aviaire relative au fonctionnement d’un parc éolien est prise en compte dans les études environnementales réalisées préalablement au développement d’un parc préserver si besoin. Ces études sont incluses dans le dossier définitif du projet, déposé en Préfecture pour instruction par les services de l’Etat (les seuls habilités à autoriser le développement d’un parc). Des restrictions concernant l’implantation des éoliennes peuvent notamment être imposées afin de préserver les trajets migratoires des oiseaux et les zones de nidification. Des innovations sont aussi en cours de développement et permettront de détecter le mouvement des oiseaux et d’adapter en fonction l’activité des éoliennes.

6- Sur le projet éolien de Marcelys

Quel modèle de machine souhaitez-vous implanter ?

Les différentes contraintes identifiées lors des études de faisabilité ainsi que l’étude de vent nous permettront de définir le modèle de machine le plus adapté au territoire. Nous avons fixé une hauteur maximale de 200 mètres en bout de pale.  

Quelle est la trame d’implantation des éoliennes ?

Afin de respecter les contraintes territoriales (environnementales, paysagères, acoustiques, foncières) et réglementaires, la trame d’implantation finale du projet a été finalisée en début d’année 2022. Sa dernière version a été présentée au forum d’information du 3 février 2022 et disponible ici.

Quelles sont les routes qui vont être crées, ainsi leur largeur ?

Nous discutons actuellement avec la commune de Grury ainsi qu’avec les propriétaires privés concernés pour arriver à une proposition la plus cohérente possible. Dans le cadre d’un projet de ce type, des chemins d’une largeur de 5 mètres pourront être créés, et les chemins existants que nous emprunterons pourront eux aussi être adaptés pour permettre le passage des composants des éoliennes ainsi que des engins de maintenance.

Quelles sont les retombées économiques locales du projet ?

Les retombées économiques locales sont diverses : 

  • Des indemnités communales pour l’utilisation temporaire de la voirie ;
  • Des retombées fiscales. En effet, les estimations des retombées annuelles pour le parc éolien de 5 éoliennes d’une puissance unitaire de 4 MW situé à Grury sur la base de la fiscalité FPU (2021) sont disponibles ici.
  • La création d’une activité économique locale ;
  • L’appel à des sous-traitants lors du chantier ;
  • L’embauche de techniciens pour la maintenance (1 équivalent temps-plein pour 4 éoliennes en moyenne) ;
  • Des mesures d’accompagnement pour la commune (entre 70 000 et 100 000 euros de budget) définies avec le comité local en charge de l’éolien à savoir :
    • En priorité 1 : l’éclairage public en LED sur la commune
    • En priorité 2 : Installer des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux
    • S’il reste du budget après la réalisation des 2 précédentes mesures : Créer un sentier de randonnée entre les éoliennes 
  • De plus, TotalEnergies s’engage à mettre en place un tarif préférentiel de l’électricité pour la commune et ses habitants durant toute la durée d’exploitation, si celui-ci est autorisé.

5- Sur les études en cours

projet marcelys

A quoi sert le mât de mesure ?

Dans le cadre des études de faisabilité d’un projet éolien, le mât de mesure permet de quantifier la puissance et la direction des vents et de mesurer l’activité des chauves-souris sur la zone grâce à des micros posés en altitude. Les résultats de l’ensemble de ces études et les mesures relevées nous permettront de concevoir le futur parc éolien.

Quelle est la hauteur de ce mât de mesure ?

Le mât de mesure installé sur la commune de Grury mesure 120 mètres de hauteur

Pendant combien de temps le mât de mesure sera-t-il implanté ?

Il sera installé pendant une durée de 12 à 24 mois, afin de réaliser une étude de vent approfondie et évaluer le gisement éolien de la zone d’étude. Les résultats des études peuvent cependant allonger cette durée, si les données récupérées ne sont pas suffisantes pour définir les caractéristiques techniques du projet.

Quelles sont les fonctions de ce mât de mesure ?

Dans le cadre des études de faisabilité du projet éolien, le mât de mesure permet :

  • d’étudier l’activité des chauves-souris, grâce aux micros installés sur celui-ci;
  • de quantifier la puissance et la direction des vents. En fonction des vitesses et des directions mesurées, le développeur déterminera l’éolienne la plus adaptée à la zone d’étude et la distance optimale entre les éoliennes, pour limiter au maximum les pertes de production;
  • d’établir le lien entre le bruit ambiant et le niveau/ direction du vent afin de déterminer les différentes ambiances sonores au niveau des zones habitées voisines.

A quoi correspondent les points de vue sur la carte ?

Les points numérotés sur la carte ci-contre représentent les points de prise de vue des photomontages qui seront réalisés dans le cadre de l’étude paysagère.

L’étude paysagère consiste à étudier, sous différents points de vue et dans un rayon pouvant aller jusqu’à 20 km, la visibilité des éoliennes envisagées. L’objectif est de comprendre quels sont les points paysagers sensibles à préserver et/ou à mettre en valeur afin de ne pas perturber la lecture paysagère. Pour ce faire, le bureau d’études recense les éléments patrimoniaux et touristiques importants. Il les classe ensuite selon leurs enjeux, analyse les structures du paysage, et étudie également les perceptions visuelles et sociales qu’aurait le parc sur les lieux de vie et d’activité alentour. Une fois l’implantation connue, des photomontages seront réalisés depuis ces points afin de simuler la vue que les habitants percevraient si le parc était installé.

 

cart PM

Quelles sont précisément les espèces étudiées lors de l’étude écologique ? Quelles sont résultats et les mesures prises concernant les Milans Royaux (nicheur et migrateur) ?

L’étude écologique s’est déroulée de mars 2020 à mars 2021, e temps d’un cycle biologique complet. Voici les principaux résultats de l’étude :

Les chauves-souris :

  • 12 espèces de chauves-souris observées
    • Cortège forestier
    • Cortège ubiquiste et de milieux ouverts

Flore :

  • Parcelles bocagères et de culture
  • 2 espèces protégées au niveau régional recensées
    • Renoncule à feuille de Lierre
    • Trèfle semeur

Les oiseaux :

  • 105 espèces observées
    • Hivernage – peu d’oiseaux et de diversité
    • Nidification – Absence d’identification de nids de cigogne et/ou milan
    • Migration - Présence de Milans Royaux en migration post-nuptiale, forte présence du pigeon Ramier, absence de Busards

Les principaux enjeux relevés : présences d’espèces sensibles, ainsi qu’un réservoir de biodiversité de bocage.

Voici les mesures à prendre :

  • Afin d’éviter les impacts :
    • Evitement des zones à enjeux forts et très forts
    • Evitement de la zone est et de la zone sud
    • Evitement des zones humides
  • Afin de réduire les impacts :
    • Implantation parallèle à l’axe migratoire des Milans
    • Plan de bridage
    • Mesure de télédétection et d’arrêt machine étudiée
    • Gabarit de machine – bas de pale
  • Afin de compenser les impacts : en cours d’étude.

TotalEnergies s’engage à respecter les préconisations émises par Auddicé en actionnant les mesures adéquates.

7- Sur les prochaines étapes

Allez-vous prévenir les habitants avant le dépôt en préfecture ?

Dans le cadre de la démarche d’information et d’échanges menée sur la commune de Grury plusieurs événements auront lieu afin de partager les actualités du projet. Le projet sera ainsi présenté au conseil municipal et aux habitants avant son dépôt en Préfecture. En outre, la loi ASAP (loi d'Accélération et de Simplification de l'Action Publique) promulguée à la fin de l’année 2020 nous impose désormais de transmettre le résumé non technique du projet aux communes concernées et limitrophes. Ce résumé sera accessible par tous.

L'enquête publique est-elle obligatoire ?

L’enquête publique est la seule obligation en ce qui concerne la concertation (Articles L 123-1 à 16 et R 123-1 à 46 du CE). Celle-ci durera 30 jours au minimum et sera conduite par un Commissaire enquêteur, nommé par le Tribunal Administratif. Au-delà de cette enquête publique, TotalEnergies a souhaité aller plus loin que cette réglementation en mettant en place une démarche d’information et d’échanges dès le lancement des études, auprès des habitants.

Comment l'enquête publique se déroule-t-elle ?

Cette phase essentielle de consultation citoyenne permet à la population de consulter toutes les pièces du dossier du projet, de poser des questions et de donner son avis sur le projet avant la fin de l’instruction du dossier par les services de l’Etat. Un Commissaire-enquêteur indépendant et neutre est désigné par le Tribunal Administratif pour mener l’enquête. Pendant l’enquête, les citoyens peuvent prendre connaissance du dossier, des travaux envisagés et formuler des observations. Au terme de l’enquête publique, le Commissaire-enquêteur émet un avis favorable, favorable avec réserve ou défavorable au vu de l’ensemble des avis reçus. L’enquête publique est une procédure ouverte à tous les Français. Néanmoins, l’information à son sujet est réalisée dans un rayon réglementaire de 6 km autour du site d’implantation du projet.

Quel est le rôle du Commissaire-enquêteur ?

Le Commissaire-enquêteur est un acteur indépendant et neutre, désigné par le Tribunal Administratif pour mener l’enquête. Lors d’une enquête publique, il effectue des permanences de consultation dans les mairies des communes concernées par le projet à l’étude. Il prend note des différentes questions des citoyens, de leurs remarques et s’entretient avec eux. Après la phase de consultation, le Commissaire-enquêteur rédige un rapport au vu de l’ensemble des avis collectés et se forge son propre avis. Les conclusions de son rapport sont ensuite transmises au Préfet pour lui permettre de prendre la meilleure décision concernant le projet. L’avis du Commissaire-enquêteur reste néanmoins consultatif et a pour objectif d’éclairer l’avis du Préfet.

Si les résultats sont défavorables à l'enquête publique, le projet sera-t-il validé par le Préfet ?

Le Préfet s’appuie sur les retours du Commissaire-enquêteur et du dossier technique pour prendre sa décision et autoriser ou non le projet. Il a néanmoins tout pouvoir de décision et peut effectivement aller à l’encontre de l’avis du Commissaire-enquêteur.

Quel est le délai d'instruction ?

Le projet sera déposé au premier trimestre 2022 en Préfecture. Une fois celui-ci déposé, les services instructeurs ont ensuite 4 mois pour nous solliciter et nous demander des compléments. En fonction de la demande de compléments nous avons entre 6 mois et 1 an, parfois plus, pour y répondre. Ce délai dépend de la nature des compléments demandés. Une fois les compléments déposés, l’instruction du dossier se poursuit avec notamment la phase d’enquête publique. En moyenne, l’instruction de projets éoliens dure entre 12 et 18 mois.